Transvercors

Poursuite de mon expérience tout-terrain ce matin, avec un premier grand raid VTT : la Transvercors. 93 km et 2800 m à travers le plateau du Vercors au programme : autant dire que les heures de selle vont être nombreuses en ce dimanche ensoleillé. L’été touche à sa fin, et on l’a ressenti dès la nuit précédente avec une température légèrement négative à Vassieux-en-Vercors : quelle idée de camper en moyenne montagne à cette saison ! Bref le réveil à 5h00 est glacial, et c’est à moitié endormi que je déjeune dans la voiture, puis vais chercher mon dossard. Le temps de remballer les affaires, et on monte avec Ludovic dans la navette, direction St-Nizier-du-Moucherotte. Nous arrivons là-haut à 7h30 (vive la déviation par Herbouilly), pour un départ prévu à… 7h30. Le temps que tout le monde arrive et récupère son vélo, le départ est décalé à 8h15, sous les premiers rayons de soleil.

Transvercors - 100 kmIl ne fait pas bien chaud, mais la première montée sur route réchauffe tout le monde en quelques minutes. D’entrée j’ai les jambes lourdes, et je suis incapable de suivre le groupe de tête ; une belle galère s’annonce… Je dépasse néanmoins Eric et Jean-Michel, deux autres Fontainois engagés sur le grand parcours, tandis que Fabrice est déjà loin devant, avec les meilleurs. La première descente est difficile à négocier après deux mois sans pratique ; je suis scotché et pas mal de monde me double, dont mes deux coéquipiers de l’ASFC. Démarrage difficile ; heureusement que le terrain n’est pas trop technique, ça laisse le temps de m’acclimater.

Le premier ravitaillement arrive vite ; je prends quelques minutes pour enlever les jambières, et c’est reparti. Le rythme est régulier et la température agréable après une bonne heure de course, mais les sensations restent moyennes. Premier et seul vrai portage au col de la Sarna, puis une descente engagée nous emmènent au deuxième ravitaillement. Un bénévole nous annonce 55 km à couvrir : en effet j’ai 38 km au compteur, et après 2h de course j’ai déjà mal partout !

Le moral en berne, je songe à gérer mes forces pour rallier l’arrivée ; peu importe le classement désormais. La partie qui suit emprunte une ancienne voie romaine légèrement montante, mais très roulante ; je suis ici plus à mon aise, lâchant mes poursuivants directs. Cette longue section nous amène sur l’itinéraire de la Grande Traversée du Vercors, avec un ravitaillement-contrôle dans un cadre pittoresque. Je me sens un peu mieux au cap des 50 km, avant d’attaquer un autre gros morceau du parcours.

Je finis de monter en solo les Hauts-Plateaux du Vercors, sur une agréable piste en terre. Le bleu du ciel et le vert des prairies offrent un décor superbe, précédant la partie très pénible du tracé. Le chemin est en effet truffé de pierres, rendant la progression très difficile, y compris lorsque ça ne monte pas. Je n’ai aucune idée du temps que cela va durer, mais chaque km couvert semble une éternité. J’arrive enfin au point culminant du parcours à But Sapau, mais la descente secoue tout autant. Le compteur indique 70 km, soit encore une bonne vingtaine de km à couvrir… Autant dire qu’on n’est pas encore à Vassieux.

Un peu plus loin j’aperçois l’arrivée d’un télésiège ; ce doit être le col du Rousset, et une descente rapide s’amorce sur les pistes de la station. Je commence à revoir des concurrents, toujours plus à l’aise que moi dans ce type d’exercice. Une épingle délicate me fait mettre pied à terre, mais je passe sans perdre de temps. Le panorama est toujours aussi impressionnant, et une faute d’inattention dans une descente pierreuse me vaut une bonne gamelle dans les cailloux, heureusement sans gravité (merci le casque et le Camelback). Une courte grimpée suit à flanc de falaise ; il me reste encore des forces pour la franchir sans buter sur les pierres, mais le 22*32 est de rigueur !

Encore un effort et le dernier ravitaillement se profile, indiquant les 15 derniers km du parcours. Là se rejoignent les différents parcours, le plus dur est fait ; ça descend pendant une dizaine de km dans la plaine de Vassieux. Je reste néanmoins concentré pour éviter toute chute idiote, et apprécie les singles en sous-bois, peu avant La-Chapelle-en-Vercors. Nous empruntons brièvement la piste d’entraînement au biathlon, avant de terminer les derniers km sur du gravier sans difficulté.

Il reste 3 km et je donne tout, voyant les derniers km du parcours défiler. L’arrivée tant espérée est enfin franchie après 7h03 d’effort (dont 6h23 sur le vélo), en 46° position ; la remise des prix a déjà commencé, et j’aperçois Fabrice arrivé 1h30 plus tôt, à une excellente 4° place malgré des sensations moyennes. Je suis exténué mais satisfait d’avoir terminé une épreuve de cette trempe : 100 km de VTT, ce n’est pas rien ! Reste l’exceptionnelle beauté du paysage : sur le plateau j’avais l’impression d’être sur une autre planète, tant l’immensité du panorama était écrasante. Bref un raid à refaire l’année prochaine, mais avec une meilleure préparation, car 6h30-7h00 de VTT ne ressemblent en rien à une cyclosportive montagneuse sur route, même si la durée est comparable generic cialis online.

Transvercors - 100 km - profil

4 réflexions au sujet de « Transvercors »

  1. bravo à toi et ta perf…..pour quelqu’un qui ne faisait que des cyclosportives tu t’es bien démerdé……

  2. bravo à toi, j’ai du abandonner plus tôt sur casse mécanique… Par contre où as-tu trouvé la photo ? Il me semble qu’un photographe m’a pris également à cet endroit et j’aimerais voir ma tête ! 🙂

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