Pas de Barbacane

Ce matin changement de décor : le grand ciel bleu de ces jours derniers a laissé place à d’épais nuages et un vent soutenu ; la météo se dégrade. Malgré tout nous partons pour le quatrième sommet de la semaine : le Pas de Barbacane. Celui-ci culmine à 2587 m, et nous le gravirons depuis Douans (voir topo).

Malheureusement l’orientation Sud-Ouest rend la neige plutôt rare en cette saison à l’altitude de départ (1300 m), et c’est les skis sur le dos et à pied dans le sentier empierré que nous commençons à monter. C’est un aspect différent de la randonnée que je n’avais pas encore abordé, et pourtant monnaie courante à cette saison. La marche est longue : plus de 500 m de dénivelé positif. Heureusement que j’avais des chaussures avec une semelle digne de ce nom ; avec des chaussures de piste c’eût été une autre paire de manches…

Après une heure de marche ventée vient le moment de chausser les skis, pour la partie sur neige (enfin !) de l’ascension. Certains se seraient bien arrêtés là pour un repos bien mérité, mais continuent quand même. La temps est maintenant très couvert, et dès le début du vallon principal il se met à neiger. Le vent par rafales ajoute encore à la difficulté du terrain, plutôt gelé ; mais nous continuons à monter

A quelques encablures du sommet la visibilité devient vraiment mauvaise, et quelques membres du groupe se sont arrêtés en contrebas pour attendre les plus courageux à la descente… Les conditions se dégradant à vue d’oeil, nous décidons à notre tour d’abandonner la montée : Barbacane, ce sera pour une autre fois ;-). A l’abri d’un gros rocher nous nous couvrons prestement (quelle bonne idée d’avoir apporté mon masque ce jour-là !), et rejoignons nos collègues en contrebas.

La neige est dure et tassée à la descente du vallon, sans aucune difficulté. Nous rejoignons ensuite le sentier sans neige, et une meilleure visibilité nous permet de repérer quelques endroits franchissables à ski. Ce sera plutôt sympa de traverser les champs légèrement enneigés, tout en cherchant l’étroit passage de neige au milieu des étendues d’herbe, pour aller de l’un à l’autre… Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous finissons par remettre les skis sur le dos, et terminons la fin de la descente à pied.

Légère déception à l’arrivée, puisque sur à peine 800 m de montée ce matin, 500 m l’ont été à pied :-(… Mais quand la météo est mauvaise, mieux vaut savoir abandonner quand il le faut ; d’ailleurs la vallée de l’Ubaye voisine est complètement noire de nuages maintenant, nous sommes plutôt chanceux.

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